La première Énercoop, est un fournisseur d'électricité français sous forme de société coopérative d'intérêt collectif (SCIC), regroupant petits producteurs indépendants et consommateurs d'électricité, ce qui lui permet de garantir une traçabilité commerciale de l'électricité (et ce que les consommateurs payent est reversé aux producteurs).

Les tarifs d'Énercoop sont donc décidés localement, indépendamment des spéculations mondiales. Ainsi, contrairement aux autres fournisseurs d'électricité, le tarif d'Enercoop n'a pas connu d'augmentation depuis sa création en 2005 (hors évolution des taxes applicables à tous les fournisseurs d'électricité). Aujourd'hui, les tarifs d'Enercoop sont plus élevés que la concurrence (c'est de l'électricité "Bio"), mais en l'absence de régulation, ces derniers resteront constants et deviendront compétitifs.

Enercoop se démarque donc des autres fournisseurs par sa forme coopérative et son offre 100 % renouvelable, ne passant pas par le jeu de dupe des certificats verts. C'est le seul fournisseur français à passer exclusivement par des accords de gré à gré avec des petits producteurs français d'énergie renouvelable.

À l'opposé, l'UFC Que choisir tente de tirer les prix le plus bas possible en rassemblant des centaines de milliers de consommateurs potentiels afin de tenter de négocier un tarif avantageux pour les heureux inscrits. Se rassembler et s'organiser pour pouvoir négocier, c'est tout le programme de la France Insoumise, mais dans le cas de l'UFC Que choisir, il faudrait pouvoir s'assurer que l'argent ainsi économisé par les souscripteurs des offres négociées est bien concédé par les actionnaires et non économisé sur les conditions de travail des employés et la sécurité de la production.

Toutefois les deux approches méritent d'être signalées.

Pour une meilleure prévisibilité et sécurité tarifaire, mais aussi pour favoriser les énergies renouvelables, la 5e campagne de l'UFC Que choisir "Energie moins chère ensemble" s’articule autour de 3 lots : les lots « gaz » et « électricité » classiques, à prix fixes pendant 2 ans et sans limitation du nombre de souscripteurs, et le lot « électricité - soutien aux petits producteurs de renouvelable » à prix fixes pour 1 an. Conformément au cahier des charges établi par l’UFC–Que Choisir, l’électricité de ce lot doit provenir majoritairement de petits sites de production d’énergie renouvelable situés en France, étant entendu qu’un audit sera réalisé pour vérifier la réalité de l’approvisionnement. Compte tenu de ses caractéristiques, le bénéfice de cette offre « soutien aux petits producteurs » ouverte à l’ensemble des inscrits, est limité aux 40 000 premiers souscripteurs.

Enfin, profitant de l’arrivée d’un fournisseur alternatif dans certaines zones (entreprises locales de distribution) où la concurrence ne pouvait pas jouer, l’UFC-Que Choisir a ouvert l’opération aux zones de Grenoble, Metz et Strasbourg. En lançant des campagnes locales dans ces nouveaux territoires, l’UFC-Que Choisir entend envoyer un signal aux fournisseurs alternatifs pour qu’ils permettent aux consommateurs d’avoir un choix par rapport aux offres des opérateurs historiques. En effet, plus de 10 ans après la libéralisation, 5% de la population reste encore en situation de monopole, comme c'est principalement le cas dans le bocage du nord Deux-Sèvres avec Séolis, dont la gestion est démocratiquement assurée par les élus locaux. Séolis propose d'ailleurs un tarif Integreen d'électricité annoncée comme étant d'origine renouvelable, selon certificat. La demande des consommateurs est donc bien prise en compte, mais le sérieux de l'offre, qui pourrait se baser principalement sur les producteurs du département par exemple, reste à renforcer. De plus Séolis n'en parle pas sur son site, et il faut donc se renseigner ailleurs pour découvrir l'offre.