Depuis leurs élections, ils ont appris les mots des Enarques et parlent maintenant un nouveau langage qui leur fait penser qu’ils sont supérieurs à la population qu’ils représentent.

Nous ne comprendrions pas le monde politique. Nous n’aurions pas les clés. Il faudrait nous expliquer.

Comment faire pour que nos élus gardent les pieds sur terre ? Qu’ils se souviennent de ce qui a pu les motiver à devenir candidats ? Et qu’ils ont oublié depuis.

La population est constituée de dizaines de milliers de personnes adultes, formées à tous les métiers intellectuels et techniques nécessaires aux entreprises françaises dans tous les domaines existants. Du CAP au Doctorat, ils sont nombreux.

Chacun sa place, sa compétence, sa motivation, son envie, sa position géographique, sa culture, sa famille, son éducation et finalement son engagement dans un poste de travail.

Quelle marche les énarques ont-ils ratée pour croire que tous sont des imbéciles ?

Que feront-ils le jour où, selon leur conseil, nous nous présenterions tous à l’ENA ?

Qui se lèvera tôt le matin pour faire cuire du pain ?

Qui passera ses journées dans un garage pour réparer les voitures ?

Qui découpera les dindes, les poulets à la chaîne ?

Qui enseignera à nos enfants ?

Qui rénovera les maisons ?

Qui soignera nos blessés ?

Qui configurera les logiciels ?

Qui accompagnera les personnes en difficultés ?

Qui gérera les dossiers administratifs, les impôts et tout le reste ?

Comment peut-on se croire si intelligent et occulter la nécessité absolue que nous soyons tous différents ?

À quoi servirait donc des énarques, ayant appris à gérer des administrations si il n’y avait plus de dossiers à gérer, plus d’agents pour le faire ?

À quoi servirait les directeurs d’usines, si il n’y avait plus d’ouvriers ?

Franchement, si tous les ouvriers devenaient managers, qui manageraient-ils ?