C’est ce qui a dégoûté les français de la politique à travers tous les gouvernements qui se sont succédés depuis des décennies. Tous les partis dits traditionnels qui ont assumé le pouvoir ont dégoûté le peuple, et ils continuent, de jour en jour, à rompre le pacte républicain.

LaRem et La France Insoumise ont été portés en mai 2017 sur cette vague que l’on peut appeler « dégagisme ». Sur 47 582 183 inscrits sur les listes électorales, Mr Macron a été élu avec seulement 24,01% des votants au premier tour des élections présidentiels 2017 (soit 8 656 346 de voix ou 18,19% des inscrits sur les listes électorales) et avec 66,10% au deuxième tour, face à l’extrême droite dans un abstentionnisme record (25,44%), syndrome d’une démocratie mortifère. Mais malgré la nouveauté et la promesse de changement, le gouvernement applique la vieille politique, en pire, en décalage complet avec les exigences du peuple.

Sur 100% des inscrits sur les listes électorales, notons quand même que 81,33% des inscrits n’ont pas choisi Mr Macron au premier tour, dont 22,23% se sont abstenus. 57,59% ont voté pour d’autres partis ou mouvements. 1,39% ont voté blancs et 0,61% ont voté nuls.

Il y a une solution pour s’en sortir. Elle ne viendra pas de monsieur Macron et de son gouvernement. Il faut que le mouvement des gilets jaunes fasse éruption dans les institutions démocratiques du pays. Il faut que les gilets jaunes dans leur diversité sociologique prennent leur avenir en main, car jusqu’à présent, toute cette masse populaire a toujours délégué à des partis politiques et leurs représentants, leur parole.

Ces élus pour la plupart d’entre eux sont de catégories supérieures et ne comprennent pas dans leurs tripes ce que vivent les gens sur le terrain. Pour que les choses changent vraiment, il faut que demain, une marée d’élus jaunes fluos investisse le parlement dans leur diversité sociologique.

Jusqu’ici, les classes populaires sont exclues par les élites, pour qui, elles n’ont pas l’intelligence ni la créativité nécessaire pour aller jusqu’aux affaires, il faut qu’elles soient cantonnées dans des rôles subalternes.

Et bien non. Le peuple a son intelligence et il est en train de reprendre son destin en main. Il y aura des élus gilets jaunes à l’avenir dans la représentation nationale.