Donc pour assumer ce cadeau aux riches et respecter la règle des 3 %, il y aura dans le budget 15 milliards en moins de dépense publique, dans 3 ministères, là où les Français ont vraiment besoin, et c’est fait exprès.

Parmi ces coupes sombres :

  • MOINS 4.2 Milliards dans la santé ; le gouvernement veut favoriser l’ambulatoire car « à Paris une nuit d’hôpital c’est 600 €, mais une nuit d’hôtel vaut 100 € » dixit Martin Hirsch, sauf qu’à l’hôtel il n’y a pas de suivi médical. Et la complication coûte la vie, ou plus d’hospitalisation, donc plus de frais pour la sécurité sociale. Ce n’est pas une logique de santé, c’est du court terme et de l’austérité ;
  • MOINS 1.8 Milliards dans le logement, dont la baisse de l’APL ;
  • MOINS 1 Milliards dans l’emploi…

MOINS 13 Milliards sur 5 ans pour les collectivités territoriales, qui se traduit par une coupe drastique du rattrapage de la dette de l’état envers les collectivités : le gouvernement dit « ce n’est pas une baisse », mais de fait c’est une entourloupe.

Les collectivités qui ont la charge des RSA et des investissements, si l’argent ne rentre pas elles font des choix au détriment du service.

Suppression des 150 000 emplois aidés, suppression de la taxe d’habitation, qui ne sont jamais compensés pour des compétences transférées. L’état doit déjà des milliards, que ce gouvernement n’a aucune intention de verser aux collectivités.

Donc les français au quotidien ont moins de service public et moins de solidarité nationale, moins de dépenses pour eux. Une dépense publique c’est une recette dans le PIB, donc un des leviers de l’économie française, quand le secteur privé est en panne, la dépense publique fait l’entraînement du reste ou limite la casse. Exemple entre 2008 et 2016, la dépense publique a sauvé la France de la récession économique.

Depuis la doctrine de l’offre sous Reagan et Thatcher, on rend impossible la performance dans le secteur public et les services publics. Un sabotage législatif national et international est organisé, du coup le service public devient défaillant faute de moyens, c’est une bonne raison de transférer au secteur privé les activités rentables du public, pour les services qui marchent et qui rapportent. Quant à ceux qui sont peu attractifs, on en laisse le soin a l’état et donc aux contribuables de gérer la charge, en multipliant les discours condamnant leur inefficacité.

Le cas de l’hôpital, symbolique, dont on veut dégoûter les français, n’est pas isolé : vous pouvez poursuivre la liste…