Macron veut changer de régime. Il veut passer d’un régime de cotisation à un régime de fiscalisation.

La sécurité sociale et sa philosophie sont héritées de la philosophie du Conseil National de la Résistance.

Quelle est l’activité d’un fournisseur de capital ? Quelles sont les activités des employés ? Comment se répartit la création de valeur ajoutée ?… Les réponses à ces questions sont très contradictoires. A minima, elles reflètent d’où parle leur auteur.

Le « libéralisme » actuel n’ose pas encore l'avouer mais : d’après cette école morbide qui pollue la pseudo science économique, tout choix, toute décision reviennent au propriétaire des fonds, sans aucune intervention de l’état. Primauté du contrat sur la constitution. Donc primauté de l'abus de faiblesse sur le cadre protecteur. Sans éliminer les droits du propriétaire des fonds, nous pensons le contraire.

Le travail est la source principale de création de richesse, donc il est normal que ceux qui produisent la richesse, c'est-à-dire les travailleurs, soient impliqués dans sa gestion. Les travailleurs doivent avoir accès à la gestion des fruits de leur travail, pris sur leur salaire socialisé, dans les caisses de la sécurité sociale. Donc les travailleurs contrôlent la gestion de la sécurité sociale.

Les travailleurs et les syndicats contrôlent les prestations santé, maladie, retraite et famille. Les Français sont attachés à ce modèle.

Ceux qui travaillent cotisent, mais ceux qui bénéficient des prestations, c’est ceux qui travaillent, et ceux qui ne travaillent pas. C’est universel. C’est le système assistanciel.

D’abord il n’y a eu que les cotisations, puis un impôt (la CSG) qui est affectée uniquement à la branche maladie des caisses de sécurité sociale. Ces deux sources de financement sont contrôlées par les partenaires sociaux.

La France Insoumise veut la rendre progressive pour qu’elle soit plus juste pour tout le monde.

Macron refuse la progressivité, il l’augmente pour tout le monde, y compris les retraités et l’élargit à l’assurance chômage.

Le problème est que le risque santé est universel, mais le risque chômage ne concerne que les travailleurs : les retraités payent pour un risque qui ne les concerne plus.

Pour info en 2018, la revalorisation des pensions de retraite n’aura pas lieu, mais par contre ils vont payer plein pot la CSG et sans compensation. Santé et Chômage sont financés par des cotisations, qui sont dans le salaire socialisé. Donc de ce fait , les salariés via leur représentants, ont obtenu le droit de négocier les taux de cotisations, les taux de prestations. L’état comble les déficits quand il le faut. Les syndicats et les travailleurs ont droit à la parole.

Si on bascule l’assurance chômage sur l’impôt, on retire au salarié le droit de négocier, et les taux de prestations et de cotisations seront discutés au parlement, car l’impôt est voté au parlement. L’allocation chômage deviendrait un RSA bis.

Si on bascule les cotisations sociales de santé, de retraite, de famille sur l’impôt, on retire au salarié le droit de négocier.

Les taux de prestations et de cotisations seront discutés au parlement. Car l’impôt est voté au parlement. Donc les prestations et les ressources de la sécurité sociale seront votées par le parlement. Organe hautement politique.

Donc si à la lumière des dernières élections on a un gouvernement ultralibéral qui décide de ne plus couvrir les dépenses de la sécurité sociale ou la retraite ou les prestations familiales, tout ira au privé. Ce qui coûtera beaucoup plus cher pour le salarié, pour des prestations toujours moindres.

Le modèle assuranciel, libéral, américain, débarque en France et c’est la mort du modèle assistanciel français. Et on nous dira : « vous voyez votre système ça ne marche pas, alors que dans les faits ils apportaient plus d’avantages que d’inconvénients. »

Quand on donne 9 milliards aux riches, le gouvernement ne donne que des miettes aux pauvres sous une enveloppe de quelques millions, l'augmentation du minimum vieillesse. On prend l’argent pour aider les plus fragiles sur les "un peu moins fragiles qu’eux", mais les nantis ne sont pas touchés. On divise les plus pauvres contre les "un peu moins pauvres".

Exemple:

  • On augmente les minimums vieillesses, mais les pensions des retraites baissent.
  • On construit quelques logements d’urgence mais on baisse les APL.

Le minimum vieillesse est augmenté ? On sait que le seuil de pauvreté est à 1000 € et le minimum vieillesse à 900 €, donc on reste sous le seuil de pauvreté.