Les propriétaires terriens n’ont jamais considéré les serfs comme des égaux, mais comme du cheptel, utilisé au rythme des saisons des cultures et de l’élevage.
La révolution industrielle a supprimé la pondération qu’apportait la succession des saisons.
D’où l’apparition d’une souffrance insupportable pour tous les travailleurs, sans recours jusqu’à l’apparition des syndicats.
On est passé de 7/7 à 6/7, de 48h à 35h / semaine.
On a eu des congés payés en 1936.

La fébrilité et l’enthousiasme que suscite l’approche des vacances signifient en fait un profond désespoir du travailleur, dépossédé du sens de son travail, devenu vraiment tripalium.
Les vacances ne sont pas une soupape de sécurité, ni une respiration, encore moins une source d’énergie.
Elles contiennent, qu’on se le dise ou pas, leur fin prochaine, et le retour aux chaînes, qui est vécu de moins en moins bien…

Supprimer les vacances, une bonne idée

Puisque les vacances signifient l’existence d’une frustration permanente, pourquoi en a t’on besoin, sinon par défaut d’une autre vie ?

Cela veut dire : une activité professionnelle qui n’est pas frustrante.
Qui ne découpe pas la journée en obligations et libertés.
À chaque jour suffit sa joie !

La multiplication des non salariés, proposée par ceux qui nous enfument, est une chance d’y parvenir.
Reste à trouver un panel d’activités que les robots ne pourront pas assumer.
Supprimer le besoin de l’argent tenu par les banques est nécessaire, et devient parfaitement envisageable.

Quel délire…