« La situation globale en France en 1945 est assez originale.
Le patronat a globalement collaboré : il se terre.
Le PC est à 24 %, il est armé.
On crée la sécurité sociale : une seule caisse pour tous les risques de la vie.
Mais dès 1947, première attaque des nantis : il y aurait un « trou de la sécu ».

Depuis, on a eu 88 détricotages de la sécu, qui ont commencé par diviser cette caisse unique en plusieurs risques : vieillesse, maladie, maternité, … »

Le ridicule ne tue pas sinon M. Sarkozy serait décédé : Vouloir « moraliser le capitalisme » prédateur, c’est aussi crétin que de rencontrer un tigre dans la jungle et de lui dire : « couché, kiki » !

On doit comprendre que la France est, bien avant Thatcher, Reagan & autre adeptes du slogan TINA « There Is No Alternative », une cible essentielle :

  • pour les gouvernements libéraux (à l'exception de la Suède) ;
  • les banquiers ;
  • et les multinationales.

Grande Bretagne et Allemagne en tête, fidèlement suivis par les pays de l’Est qui ne veulent surtout pas perdre leur avantage salarial. Ce n'est pourtant pas une fatalité

Le marché unique a été configuré selon les desiderata d’un cartel de dirigeants d’entreprises européennes (automobile, chimie, construction, banque) réunis la première fois à Londres, sans vergogne ni secret au milieu des années 80, puis devenus très discrets.

Découvrant les atouts extraordinaires des pays sans protection sociale, si nombreux dans ce monde, ils ont tous enfourché leur dada : « Vive la mondialisation ! », qui permet tous les chantages… La chute de l’URSS a été leur acmé.

Ni M. Sarkozy (présenté comme de droite), ni son successeur Hollande (présenté comme de gauche), ni son successeur Macron (présenté comme centriste) ne font ou n’ont rien fait pour le protéger. Au contraire ces pantins ont obéi mécaniquement aux rois de la finance et du MEDEF.

Et la propagande

Les fayots des médias relayent voire conçoivent de pseudo-arguments à ce sujet, pas assez souvent souvent démontés publiquement :

  • « équilibre budgétaire » ;
  • « ne pas dépenser plus qu’on ne gagne » ;
  • « privatiser est désirable » ;
  • « c’est à cause de l’Europe » ;
  • « la mondialisation s’impose à nous » …

Alors que ce ne sont là que des positions idéologiques et des alibis.

Avons-nous déjà perdu ?

Jamais de la vie. Le modèle social français n'est pas une exception dépassée, c'est au contraire l'inspiration des meilleures sociétés, comme la Suède, ou la tentative d'ObamaCare.

Faisons comprendre ce qui se passe à ceux que l’on aura d'abord pu écouter.